Guide d’achat et de pose du parquet

parquet salon

Chaleureux, intemporel, élégant, durable et tendance, le parquet en bois ne manque pas de qualificatifs élogieux… Mais sa pose ou encore son entretien peuvent encore faire peur… Voici tous nos conseils avisés pour se défaire des idées préconçues et profiter de ce revêtement de sol aux nombreuses qualités.

1. Comment choisir son parquet ?

Le parquet se définit comme un revêtement de sol essentiellement, voir entièrement, constitué de bois. Il est à ne pas confondre avec les sols stratifiés. Bien que parfois similaires visuellement lorsqu’il s’agit de stratifié haut de gamme, ils ne sont pas constitués que de bois. Ils sont néanmoins dans certains cas une bonne alternative, généralement moins onéreuse au parquet en bois. Le stratifié ne peut pour autant pas pouvoir se prévaloir du terme « parquet ».
Tous les sols des pièces de votre habitation peuvent être revêtus de parquet, en prenant garde d’adapter le type de lame, l’essence de bois, et les finitions à l’utilisation. Une classification d’usage des parquets, régit par la norme XPB 53-669 vous guide quant au choix de votre parquet. Pour l’usage domestique, les catégories 21, 22 et 23 correspondent à des emplois modérés, moyens et élevés du sol.

Le parquet dans les pièces de vie

Une classification 21 suffira par exemple pour une chambre, qui est une zone peu sollicitée.
Pour les pièces de vie avec un passage régulier, nous vous recommandons de choisir une classification 22. C’est la résistance conseillée par exemple pour les halls d’entrée, les salons, les salles de séjours et toutes les pièces qui ont un accès à l’extérieur.
Si vous souhaitez poser un parquet identique dans toutes les pièces de vie, nous vous recommandons de choisir la résistance la plus élevée pour éviter une détérioration plus rapide dans certaines pièces.
Tous les styles de pose sont possibles, mais dépendent du type de parquet ainsi que de la surface : flottant, collé ou cloué.

Quel parquet pour la cuisine ou la salle de bain ?

Il est tout à fait possible de poser du parquet dans les pièces d’eau en respectant certains critères. Nous vous recommandons de choisir une essence de bois imputrescible et peu sensible à l’humidité pour les pièces d’eau. Les bois exotiques sont naturellement résistants à l’humidité. Pour les bois européens, nous vous recommandons de choisir des lames traitées imputrescibles. La pose dite « joints ponts de bateau » permet de rendre la surface résistante aux infiltrations d’eau et est parfaitement adaptée.
Les parquets flottants sont déconseillés dans les pièces d’eau, en effet, ils risquent de gondoler si l’eau s’infiltre entre les lames. Les parquets collés en revanche résistent bien à l’humidité.
Dans tous les cas une isolation adaptée est nécessaire, un pare-vapeur inséré entre le sol et le plancher, éventuellement une isolation phonique.
Pour la cuisine, les parquets modernes traités antitaches dures sont tout à fait adaptés. Il ne faudra pas cependant laisser une tâche s’incruster et nettoyer rapidement les projections. Pour cette pièce davantage exposée aux chutes d’objets, il est également recommandé de choisir des essences de bois dures (chêne traité ou bois exotique)

2. Parquet en bois, plutôt massif ou contrecollé ?

choisir essence parquet

Il existe deux structures de parquets bois, plus ou moins onéreuses, toutefois pour pouvoir utiliser le terme « parquet », la couche d’usure doit être a minima de 2.5 mm. Ce parement peut être en bois noble ou exotique. Le choix entre l’une ou l’autre des structures se fera selon votre budget et le type de pose souhaité.

Le parquet contrecollé

Plus souvent appelé « parquet flottant » en raison de sa pose la plus courante. Ce parquet au tarif accessible permet à moindre coût d’obtenir un résultat esthétique identique à du massif. Et bien que moins durable que ce dernier, sa durée de vie est très correcte, environ 30 ans pour les parquets les plus fins (2.5mm de parement). Naturellement, cette durée de vie peu être nettement supérieure selon divers critères :

  • Epaisseur de la couche d’usure
  • Essence du bois
  • Entretien quotidien réalisé

Les lames, épaisses de 10 à 15 mm, sont composées de trois couches :

  • la couche supérieur d’usure ou parement : 2.5mm au minimum de bois noble ou exotique
  • la couche de support du parement : le plus souvent en pin ou en bouleau
  • la couche de contre-balancement : elle assure la stabilité de l’ensemble

Sous réserve d’être collé, ce type de parquet est compatible avec le chauffage au sol. La couche d’usure peut être teintée, vernie ou cirée exactement au même titre que le massif. Plus cette couche est épaisse, plus il sera possible de poncer le parquet un grand nombre de fois afin de le restaurer.

Le parquet massif

Produit haut de gamme à la très longue durée de vie à condition bien entendu de faire des choix judicieux de la sélection à la pose :

  • L’essence de bois doit être résistante (bois durs avec peu de nœuds)
  • La finition doit être adaptée (cire, vernis ou huile selon la pièce)
  • La pose doit être effectuée dans les règles de l’Art

Il va sans dire que l’entretien quotidien joue un rôle central dans la longévité du parquet. Le massif est un investissement sur l’avenir, sa durée de vie est de plusieurs décennies. Il n’est pas rare de voir des parquets massifs centenaires !
Les lames de différentes largeurs sont composées d’un seul tenant de bois, d’une épaisseur de 12 à 23 mm. Tout comme celles en contrecollé, elles s’emboîtent les unes dans les autres grâce à un système de rainures et de languettes. L’ensemble est collé au fur et à mesure ou cloué (méthode traditionnelle).

Ce type de parquet a également l’avantage d’être compatible tant avec les planchers chauffants que refroidissants. Un parquet d’une épaisseur maximale de 15 mm et de moins de 120mm de large est recommandé, au-delà le risque de déformation est plus important. Le chêne est une essence bien adaptée, en revanche les bois exotiques sont plus sensibles et ne sont pas conseillés.
Il est indispensable également de prévoir des joints de dilatation, de 10 à 12 mm, en périphérie pour permettre au bois de bouger sans conséquences inesthétiques.
Tous les parquets n’ont pas la même conductivité thermique et votre artisan vous conseillera sur les meilleurs options (inférieure à 0.15W/mK).

3. Quelle est la meilleure essence de bois?

Le choix de l’essence de bois dépend essentiellement de l’usage du parquet et de l’aspect souhaité.

D’un point de vue purement esthétique, les couleurs claires agrandissent une pièce un peu sombre et apportent de la lumière. Toutefois la pièce aura un aspect plus froid, plus aseptisé. Les parquets clairs contrairement aux idées reçues ne laissent pas plus apparaître la poussière et les imperfections.
Les parquets foncés (wengé ou chêne teinté par exemple) permettent de jouer avec les contrastes (murs très clairs, mobilier…), en revanche les rayures y seront plus visibles.
Quant aux parquets d’aspect vieilli, ils s’adaptent facilement partout et vous permettent de bénéficier du « charme de l’ancien ». L’avantage du parquet, qu’il soit contrecollé ou massif réside dans la possibilité de le poncer pour le revernir. Il sera donc toujours possible de changer sa teinte dans le temps. Il est également possible de le laisser vieillir pour obtenir une patine naturelle.

Quant à l’usage quotidien, deux éléments sont à prendre en compte : l’humidité et le risque d’impacts. Dans une cuisine par exemple, où on risque de laisser tomber des ustensiles lourds, il est préconisé de poser un parquet en bois dur, qui marquera peu les impacts.
Les bois sont classés en 4 catégories de tendre (catégorie 1 comme le pin ou le sapin) à très dur (catégorie 4, comme le wengé, souvent réservé aux usages professionnels).

4. Quelle type de pose utiliser pour le meilleure rendu ?

La pose flottante

Cette pose peut être réalisée sans l’aide d’un professionnel avec quelques notions techniques, notamment pour les découpes.
Nous vous recommandons de prévoir en périphérie de la pièce (masqués par la suite par la pose de plinthes) et autour de tous les obstacles (poutre, cheminée…) des joints de dilatation pour permettre au bois de « travailler » avec le temps, l’hygrométrie et la température.
Pour les très grandes pièces (de plus de 8 ou 10 m de long ou de large) il est nécessaire de prévoir des joints de fractionnement. Votre parquettiste ou le fabricant de votre parquet pourront vous conseiller sur la fréquence des joints de dilatation, selon leurs produits. En effet, certains parquets peuvent supporte jusqu’à 13 m linéaires sans interruption.
Les lames se fixent entre elles à l’aide d’un système d’emboitement à clips, et plus rarement aujourd’hui avec de la colle. Une ou plusieurs sous-couche technique est indispensable pour améliorer l’isolation thermique et acoustique. Cette pose est très fréquente pour les stratifiés, beaucoup moins pour les contrecollés et massifs.

La pose collée

pose de parquet

Le parquet est posé sur une couche de colle, l’exécution doit être rapide pour que la colle ne sèche pas. L’avantage de cette pose polyvalente (elle convient tout autant aux parquets contrecollés que massifs) est qu’elle ne nécessite pas de sous-couche technique si la surface est plane, propre et saine. Les lames de parquet peuvent être fixées entre elles à l’aide de languettes et de rainure.
Elle est compatible avec les planchers chauffants et la couche de colle apporte de meilleurs résultats acoustiques (atténuation des bruits de pas). Une colle spéciale souple qui permet la dilatation/contraction des fibres de bois est à utiliser.

La pose clouée

Cette pose traditionnelle est dédiée aux parquets en bois massif. Des lambourdes de bois ou de matériau composite sont fixées au sol, on vient par la suite y clouer les lames de parquets. Cette technique nécessite l’intervention d’un parquettiste car elle est longue et demande beaucoup de minutie. L’ajout d’un isolant fibreux entre les lambourdes est vivement recommandé. Cette technique rajoute une forte épaisseur entre la dalle et le parquet. C’est un avantage pour y place un isolant dans le cas d’une pièce située au-dessus d’un volume froid (garage par exemple), mais un inconvénient en rénovation car elle réduit la hauteur sous plafond en crée des décalages importants de hauteur entre les pièces. Elle est de plus incompatible avec un plancher chauffant.

5. Comment bien entretenir son parquet pour optimiser sa durée de vie ?

entretien parquet bois

Selon la finition des lames, différents entretiens sont possibles. Dans tous les cas n’oubliez pas que le bois et l’eau de font pas bon ménage : essorez au maximum votre serpillère pour ne pas le détremper. De manière générale, un ponçage suivi de l’application d’une couche de finition équivalente à celle d’origine peut être effectué tous les 10 ans. Nous vous conseillons de faire appel à un professionnel pour le ponçage car cette opération est délicate : la pression doit être régulière pour éviter les effets de vagues.

Les parquets vitrifiés

Ce sont les parquets les plus faciles à entretenir, il suffit de l’aspirer et de passer une serpillière humide une fois par semaine. Les taches peuvent être ôtées avec du vinaigre blanc dilué dans de l’eau appliqué doucement avec un chiffon doux. Repasser ensuite un coup de chiffon doux humide puis avec un chiffon sec pour sécher la surface. Aujourd’hui le vitrificateur se rapproche davantage d’un vernis particulier.

Les parquets cirés

Rien de plus non plus que l’aspirateur et une serpillière à peine humide. Il est recommandé de cirer le parquet une fois par an, sans en appliquer trop. Les taches d’eau peuvent être ôtées avec de l’huile de lin et de la cire blanche. La terre de Sommières peut être un bon traitement d’appoint contre les taches de graisse.

Les parquets huilés

On peut ajouter un peu de savon noir spécial parquet huilé à l’eau de la serpillière. En revanche en cas de tache persistante, un ponçage sera nécessaire suivi de l’application d’une nouvelle couche d’huile. Il est recommandé de renouveler l’huile de surface tous les 6 à 12 mois. C’est le mode de protection du parquet qui demande le plus d’attention.

6. Quel aspect choisir ?

Le rendu final de votre parquet dépend de plusieurs éléments. Selon la taille de la pièce, sa luminosité et son style, il conviendra de sélectionner les bonnes options.

Quelle largeur de lames optimale ?

La largeur de la lame est directement liée au motif de pose choisi. Cependant, des lames fines auront tendance à agrandir visuellement l’espace, contrairement aux lames larges qui le rétréciront.

Quelles qualités de bois choisir ?

Chaque arbre est composé de différentes couches : l’écorce, le phloème, le cambium, l’aubier et le bois de cœur. Pour les parquets, différentes couches peuvent être prises. Cela joue sur la qualité du bois et son aspect. La présence ou non de nœuds, de veines ou autres singularités est à choisir selon votre budget mais aussi selon l’esthétique voulue. Tout est question de goût (et de prix !). Un parquet présentant des nœuds et des veines bien marqués sera moins uniforme qu’un parquet dont le bois est pris plus vers le cœur de l’arbre. La question duquel est le plus esthétique est tout à fait personnelle, néanmoins le bois présentant beaucoup de nœuds aura tendance à être moins cher. Il est admis également que la présence de nœuds joue sur la solidité du bois (les nœuds pouvant éclater). Toutefois, un bon parquet, même pourvu de nœuds sera résistant. Un autre aspect de choix de qualité du bois est la présence d’aubier, qui est une irrégularité de la couleur du bois. Cela arrive quand le bois est prélevé sur des couches proches du centre de l’arbre d’un côté et proche de l’écorce de l’autre.
Nous vous recommandons de choisir un parquet dit « brossé », grâce auquel la fibre la plus fine est éliminée. La résistance est meilleure le veinage plus marqué.

Quel motif aura le meilleur rendu ?

parquet point de hongrie

Différents styles sont possibles pour la pose de parquets, formant des motifs allant du plus simple au plus élaboré. Parmi les plus répandus :
  • la pose à la française : motif très dynamique composé de lames parallèle de différents largeurs et longueurs.
  • la pose à l’anglaise : les lames parallèle de même largeur sont en revanche de longueur différentes et créent une irrégularité dynamique.
  • le motif d’échelle : composé de lames larges (représentant les barreaux de l’échelle) entrecoupées de lames courtes dessinant les montants d’une échelle
  • le point de Hongrie : les lames courtes de largeurs et de longueurs égales forment des chevrons, les angles sont coupés à 45° se joignent en formant des triangles.
  • le point à bâtons rompus : les lames forment des chevrons en s’imbriquant l’une dans l’autre à 90°, elles sont assez courtes, de largeur et de longueur égales.

Besoin d’assistance pour choisir le parquet qui sera du plus bel effet ou pour une pose en chevron impeccable ? Détaillez-nous votre projet, on vous trouve le parquettiste qu’il vous faut :

Foire aux questions
Pourquoi une couche d’usure d’au minimum 2.5 mm ?

Le terme de parquet ne s’applique qu’aux lames avec une couche d’usure minimale de bois noble ou exotique en vue d’une éventuelle rénovation par ponçage. En effet, le ponçage enlève environ 1mm de matière, un parquet avec une couche d’usure de 2.5 mm pourra être poncé deux fois avant d’être usé. Vous pouvez aussi lire notre article spécial sur la restauration du parquet pour plus de détails.

Est-ce qu’un parquet est compatible avec un plancher chauffant ?

Oui tout à fait, à condition d’avoir recours à un système de chauffage basse température (28° maximum) et de choisir un parquet avec une résistance thermique inférieure à 0.15m2K/W, de faible épaisseur et collé. Nous vous recommandons de faire appel à un professionnel.

Quelle est la différence entre un revêtement stratifié et un parquet ?

Visuellement similaires au parquet pour les modèles les plus haut de gamme, le stratifié n’est pas à proprement parler un « parquet » car il n’est pas en bois. Il s’agit d’une lame composée de feuilles de papier kraft ou de fibres de bois imprégnées de résine thermo-durcissante. La dernière couche est une feuille décorative recouverte de résine (la couche overlay) très résistante, tant aux chocs qu’à l’eau. Stratifié ou massif, dans tous les cas la pose devra être réalisée dans les règles de l'art pour garantir la durabilité du revêtement de sol.

Choisir son parquet selon la norme NF

Selon la norme NF B 54-001, différentes qualités de lames en chêne existent, avec des spécificités esthétiques. D’autres essences de bois bénéficient également de normes (NF B 54-002 pour le châtaignier par exemple). Pour cet exemple, nous nous attarderons sur le chêne, qui est l’essence privilégiée pour les parquets massifs.

  • la qualité premium ou surchoix : les lames sont de teintes uniformes, sans aubier, exemptes de défauts et le fil du bois est sensiblement droit.
  • la qualité premier ou PR : les lames peuvent présenter des nœuds clairs d’une taille allant jusqu’à 10mm, les ronces et les pattes de chat sont peu marquées, il n’y a pas d’aubier et le nombre total d’anomalies doit être inférieur à 3 pour les lames de plus de 40cm (une seule anomalie acceptée pour les lames inférieures à 40cm).
  • la qualité premier bis ou PR B : les lames sont issues du cœur de l’arbre et peuvent présenter des petits nœuds inférieurs à 10mm, des ronces et des pattes de chat également peu marquées, en revanche les traces d’aubier sont admises.
  • la qualité rustique : Les lames peuvent légèrement varier de couleurs et présenter des nœuds de 10 à 40 mm (pour les lames les plus larges). Dans cette qualité d’aspect authentiques, toutes les anomalies sont admises, les nœuds sont cependant bouchés dans les parquets préfinis.
  • la qualité campagne : les nœuds ouverts ou fermés sont acceptés tant qu’ils n’altèrent pas la structure du parquet, l’aubier sain est toléré, les variations de teintes aussi.
  • la qualité nature : c’est selon nous un choix judicieux car très économique, toutefois les lames présente de l’aubier, des variations de couleurs et des nœuds, c’est la qualité présentant le plus d’imperfections visuelles, mais n’est pas le propre d’un parquet d’être authentique ?

Quelque-soit la qualité choisie, n'oubliez pas que le bois a besoin d'un entretien spécifique pour durer.

Le petit lexique du bois
  • nœuds : démarrage de petites branches dans le tronc du bois scié
  • ronces : veinure très contrastée dans le bois
  • fils du bois : également appelé le « grain » c’est le sens des fibres d’une lame
  • pattes de chat : groupement de picots très rapprochés les unes des autres
  • aubier : partie souvent blanche de l’arbre située entre le bois de cœur et le cambium (écorce intérieure de l’arbre)

Et n'oubliez pas que chaque essence de bois a ses propres spécificités pour votre parquet, alors apprenez à bien les choisir selon les besoins.