Guide d’achat fenêtres : Tous nos conseils pour changer ses fenêtres
Des ouvrants anciens, usés, mal dimensionnés ou mal installés peuvent faire perdre jusqu’à 15% de chaleur dans une habitation. Pour améliorer le confort thermique et phonique de votre maison et réduire votre consommation d’énergie, le choix des fenêtres doit être bien étudié, tant lors de la construction qu’en rénovation. Avec l’entrée en vigueur de la RE2020 et les nouvelles exigences 2025, ces enjeux sont encore renforcés. Ce guide d’achat a pour vocation de vous aider à bien choisir vos fenêtres, mais n’hésitez pas à vous faire accompagner d’un professionnel qui saura vous guider vers les produits les plus adaptés.
Quand et pourquoi remplacer une fenêtre ?
Une fenêtre qui s’ouvre ou se ferme mal, de la condensation sur les vitres, des courants d’air, des coupe-froids abîmés ou pire, de la moisissure sur les montants sont autant de signes qui vous inciteront à procéder au remplacement de fenêtres. La perspective également d’un plus grand confort thermique au quotidien et d’économies sur vos factures d’énergie peuvent vous faire sauter le pas.
Actuellement, de nouvelles motivations s’ajoutent : respecter les exigences thermiques renforcées (RE2020 pour le neuf avec Uw ≤ 0,8 W/m²K), améliorer son DPE en vue des nouvelles interdictions de location des logements énergivores, et bénéficier des aides MaPrimeRénov’ qui remplacent définitivement le CITE.
Face à cette offre pléthorique et aux écarts de prix pour un changement de fenêtre qui peuvent aller du simple au triple pour des modèles équivalents, comment s’y retrouver et faire le bon choix ? »
1. Quel matériau choisir pour ses fenêtres ?
Trois matériaux principaux sont disponibles chez les menuisiers fabricants de fenêtres, chacun avec ses avantages et ses inconvénients :
- Le bois : matériau haut de gamme, il apporte à vos ouvrants du charme et beaucoup de style. C’est un matériau noble, présentant une très bonne isolation (Uw désormais jusqu’à 1,1 W/m²K avec les nouvelles technologies). La fenêtre bois nécessite un entretien moyen : lasure tous les 3 à 5 ans selon l’exposition, ou peinture tous les 10 ans, à adapter selon l’exposition aux intempéries. Les fenêtres en bois présentent un écobilan intéressant particulièrement valorisé par la RE2020, différentes normes (FSC ou PEFC) garantissent la production en forêts gérées durablement ; de plus certains bois (classe 3 : « bois de cœur » de chêne, châtaigner, pins, mélèze, douglas et de plusieurs essences d’origine tropicale ou classe 4 : origine tropicale essentiellement) sont naturellement plus résistants et ne nécessitent pas ou très peu de traitement polluants (fongicides ou pesticides).
- L’aluminium : les fenêtres en aluminium sont particulières résistantes et ne demandent aucun entretien spécifique, le nettoyage à l’eau et au savon suffit. Ce type de menuiserie présente l’avantage d’être très léger et recyclable, parfaitement adapté aux baies vitrées et aux grandes fenêtres. L’aluminium présente une grande conductivité thermique qui doit être compensée par des rupteurs de ponts thermiques (barrettes en polyamide ou PVC, résine polyuréthane). Les performances atteignent désormais Uw = 1,0 W/m²K pour les meilleurs modèles.
- Le PVC : les menuiseries en PVC sont les plus abordables du marché et sont celles qui nécessitent le moins d’entretien (le nettoyage se fait simplement avec de l’eau savonneuse). Elles proposent d’excellentes qualité d’isolation pouvant atteindre Uw = 1,2 W/m²K en 2025, et de résistance (notamment aux UV), ne se déforment pas, ne se corrodent pas et ne rouillent pas, cela confère aux ouvrant une exceptionnelle durée de vie. Les fenêtres PVC sont plébiscitées dans plus de 65% des équipements, car elles présentent un excellent rapport qualité/prix. De plus, de nombreuses couleurs et finitions sont disponibles, y compris des aspects bois très réalistes, afin de s’adapter parfaitement à tous les styles.
- Les fenêtres mixtes : c’est un produit récent sur le marché qui se compose de deux matériaux et qui permet de tirer profit de chacun d’eux. L’extérieur de la fenêtre en aluminium léger et résistant, l’intérieur en bois, chaleureux et élégant par exemple.
2. Double ou triple vitrage pour mes nouvelles fenêtres ?

Vous aurez le choix principalement entre le double et le triple vitrage ; le vitrage simple n’est plus proposé du fait de ses faibles performances d’isolation tant thermique qu’acoustique. Au-delà de ce simple aspect, il conviendra de choisir les épaisseurs de verre et de gaz isolant.
2.1 Le double vitrage
Composé de deux plaques de verre renfermant de l’air ou plus généralement un gaz inerte (de l’argon) qui peut être équilibré à l’alti-pression de votre habitation pour éviter une déformation sur le long terme (la pression atmosphérique extérieure varie selon l’altitude à laquelle se trouve le logement, il faut idéalement retrouver cette même pression entre les vitrages)
C’est le type de vitrage le plus répandu. Les épaisseurs des plaques de verre et de la couche de gaz varient et sont exprimées ainsi : x/y/x où x représente l’épaisseur des vitrages et y celle de l’isolant gazeux entre les deux. Par exemple, 4/16/4 pour un vitrage de 4mm de chaque côté avec une couche de gaz de 16 mm entre.
2.2 Le triple vitrage
Composé quant à lui de trois plaques de verre emprisonnant du gaz, il est possible de l’équilibrer à la pression atmosphérique également dans le cas de fenêtres sur mesure.
Son épaisseur est exprimée de la même manière, par exemple : 4/8/4/8/4.
L’épaisseur du vitrage conditionne en partie son pouvoir isolant, toutefois il faut garder en tête qu’en augmentant son épaisseur on diminue sa capacité à laisser passer la lumière et on augmente son poids. Un vitrage épais isolera tant de l’intérieur vers l’extérieur que l’inverse. Une épaisseur importante limitera d’autant l’impact du rayonnement solaire tant que celui des transferts thermiques par convection. Des types de verres différents peuvent être alors utilisés sur les différentes faces d’une habitation : plus épais au nord et plus fin au sud, afin d’utiliser au mieux le facteur solaire.
Vous pouvez déterminer les qualités d’isolation d’un vitrage ou de la fenêtre complète grâce à différents coefficients fournis par votre installateur ou votre vendeur : Uw et Ug. Le pouvoir isolant à choisir pour vos fenêtres va essentiellement dépendre de la norme que vous souhaitez atteindre pour votre logement. En dehors de la construction d’un maison passive ou à énergie positive, on privilégie généralement le double vitrage.
3. Différentes qualités de verre pour mes vitrages ?
L’épaisseur du vitrage n’est pas le seul paramètre à prendre en compte, il existe différents types de verres pour composer vos fenêtres. Vous pouvez composer avec leurs performances intrinsèques pour répondre à vos besoins. Voici les principaux critères de qualité des verres de fenêtre :
3.1 Intimité
Afin de protéger votre vie privée pour des pièces en vis-à-vis, des baies vitrées visibles depuis la rue, ou dans les pièces d’eau, vous pouvez opter pour des verres dépolis, granités, opales, imprimés, colorés ou teintés. Ces derniers auront l’avantage non seulement de préserver votre intimité mais également de filtrer les rayons UV tout en laissant passer la lumière, c’est idéal pour une toiture de véranda par exemple. Des doubles vitrages existent également avec des stores vénitiens intégrés et commandables désormais motorisés et connectés.
3.2 Sécurité
Pour vous rassurer et apporter de la sécurité à votre intérieur, vous pouvez équiper vos fenêtres de vitres trempées, feuilletées ou armées qui seront plus résistantes aux chocs. Du verre blindé pour même être proposé pour une protection maximale ! Cette solution est une alternative aux grilles de protection peu esthétiques parfois demandées par les assurances pour les fenêtres basses des maisons individuelles.
3.3 Confort supérieur
La modernisation des offres et l’innovation de processus de fabrication permettent de proposer désormais des verres intelligents tels que le verre auto-nettoyant (photocatalysé et hydrophile), le verre solaire (bénéficiant d’une isolation renforcée et de bandes de capteurs d’énergie solaire) ou encore le vitrage opacifiant ou électrochrome (qui permettent de choisir le degré d’opacité ou de luminosité), et même des vitrages chauffants : fini la sensation de paroi froide !
Nouveautés : les verres photovoltaïques intégrés se démocratisent, permettant de produire de l’électricité directement via les fenêtres. Les verres électrochromes sont désormais pilotables via smartphone pour un confort optimal.
4. Quel nombre de chambres d’isolation choisir pour mes fenêtres ?

Qu’elles soient en PVC ou en aluminium à rupture de pont thermique, les fenêtres ont pour caractéristique commune la présence de chambres d’isolation dans l’ouvrant et le dormant. En effet, contrairement au bois, ces matériaux sont encore de trop bons conducteurs thermiques pour pouvoir être utilisés en matériaux pleins. Dans la mesure où ils se travaillent bien, il est aisé de réaliser des séparateurs créant des alvéoles d’air, ayant un rôle isolant similaire aux alvéoles des briques par exemple.
Le nombre de chambres sur le dormant et l’ouvrant est très variable allant de 3 à 8 chambres. Plus le nombre de chambres est élevé, plus l’isolation du cadre de fenêtre sera bonne. De plus, certains modèles de fenêtre proposent des mousses alvéolaires dans ces chambres en lieu et place de l’air, augmentant encore le pouvoir isolant de la fenêtre. Attention toutefois, plus le nombre de chambres est élevé, plus la fenêtre sera épaisse. Les fenêtres avec un grand nombre de chambres d’isolation sont à privilégier pour les triples vitrages, eux-mêmes plus épais.
5. Quels types d’ouverture pour mes fenêtres ?
Il existe un très grand nombre d’ouvertures différents, bien que certains soient plus répandus. Avant de commander vos fenêtres, prenez bien le temps d’imaginer l’usage quotidien de chacune pour définir quel(s) type(s) d’ouverture prendre. Voici les types d’ouvertures communément utilisés :
5.1 L’ouverture à la française
Il s’agit de l’ouverture classique à un ou deux battants que l’on a l’habitude de voir partout. L’ouverture se fait vers l’intérieur selon un axe vertical et permet une très large ouverture.
5.2 L’ouverture à soufflet
Très pratique pour les fenêtres que l’on ne souhaite qu’entrebâiller, pour permettre l’aération d’une pièce en sous-sol ou d’une pièce trop petite pour une ouverture à la française par exemple. L’ouverture qui se fait vers l’intérieur sur un axe horizontal permet d’ouvrir la fenêtre parle haut. C’est un système plus sécurisant que l’ouverture à la française face aux risques d’intrusion ou en cas de pluie.
5.3 L’ouverture oscillo-battant
Cette ouverture combine les avantage de l’ouverture à soufflet et à la française. La fenêtre à deux positions possibles, une en battant et l’autre pleine. C’est le choix le plus intéressant dans de nombreux cas mais son coût étant plus élevé qu’un modèle à un seul type d’ouverture, on le privilégiera dans les pièces où l’usage de deux types d’ouvertures se justifie.
5.4 La fenêtre coulissante
Utilisé pour les fenêtres de grandes dimensions, c’est une alternative très pratique et esthétique à la porte fenêtre. La fenêtre coulissante ou baie-vitrée coulisse simplement sur rails. Généralement, ce type de modèle possède aussi une position d’ouverture à soufflet. Un type particulier de fenêtre coulissante dite « à galandage » peut également être posé. Sa spécificité est que la fenêtre coulisse dans la cloison et non devant celle-ci. Cela représente un gain de place important car la partie occupée par la fenêtre en position ouverte peut être meublée facilement.
5.5 Les systèmes de motorisation
Se démocratisent avec pilotage smartphone, ouverture automatique selon la qualité de l’air intérieur, et intégration dans les systèmes domotiques pour une gestion intelligente de la ventilation.
6. Bien poser ses fenêtres
Nous vous conseillons vivement de vous faire accompagner par un professionnel certifié RGE pour la cotation et la pose de vos fenêtres, tout particulièrement en rénovation. En effet, la prise de mesure et l’installation demandent beaucoup de rigueur et le choix de leur positionnement conditionnera leurs performances. L’étanchéité à l’air est également devenue un enjeu majeur avec des contrôles renforcés.
6.1 La prise de mesure
L’emplacement prévu pour recevoir le cadre de fenêtre, le tableau, se compose de quatre parties : le linteau (partie du mur au-dessus de la fenêtre), l’allège (partie du mur en dessous de la fenêtre) et les deux murs verticaux. La partie fixe de la fenêtre est appelée bâti, cadre ou dormant.
Afin de connaître au mieux les dimensions de la fenêtre à installer, mesurez la largeur en trois points (haut, bas et milieu) et retenez comme valeur d’achat la mesure la plus faible, il ne s’agirait pas d’acheter une fenêtre plus grande que son tableau ! Faites de même pour la hauteur (gauche, droite et milieu). Les différences de mesures (en générale de l’ordre de quelques millimètres) seront compensées par les joints d’étanchéité ou du mastic.
6.2 La pose de la fenêtre
La pose répond également à des normes bien spécifiques pour garantir à la fois une isolation de qualité et une durabilité maximale de la fenêtre. Le DTU 36.5 a été actualisé en 2024 avec des exigences renforcées sur l’étanchéité à l’air.
En construction
Trois solutions s’offrent à vous :
- la pose en tunnel : la pose en tunnel se fait dans l’épaisseur du mur, sans cadre.
- la pose en applique : la fenêtre est posée en applique intérieure quand elle est fixée par des équerres à l’intérieur de l’habitation. Le cadre de la fenêtre est équipé de “fourrures” ou de “tapées d’isolation” pour élargir son épaisseur et atteindre l’isolant.
- la pose en feuillure : dans ce cas la fenêtre est placée dans l’angle rentrant de la maçonnerie (appelé “feuillure”) prévu pour que la fenêtre s’encastre dedans.
En rénovation
En rénovation, la pose se fera dans le cadre de l’ancienne fenêtre déposée, à condition que l’ancien cadre en bois soit en excellent état, dépourvu de signe d’altération (insectes, moisissures, champignons) et qu’il soit correctement fixé. La dépose totale est de plus en plus recommandée pour garantir les performances thermiques et l’étanchéité à l’air exigées. Naturellement en rénovation chaque cas est unique et dépend de beaucoup de facteurs. Les bâtiments anciens n’ont pas tous été réalisés selon les mêmes normes… Ou même selon une quelconque norme. Ici également, faire confiance à un professionnel garantira un travail de qualité.
7. Cas particulier des fenêtres de toit
Lors de l’aménagement de combles en pièce de vie, la pose de fenêtres de toit apportera luminosité et confort. C’est une pose délicate qui demande de faire appel à un professionnel.
Ces produits se sont beaucoup modernisés et bénéficient désormais des mêmes performances que les ouvrants classiques. On note également en rénovation 3 à 6 degrés de confort thermique gagnés lors du remplacement d’anciens ouvrants. On considère la durée de vie de ces fenêtres à 30 ans.
Des précautions d’installation sont à prendre, tant sur la pose elle-même que les conditions de pose (temps sec impératif).
Votre installateur peut désormais vous proposer différents types de vitrages (double ou triple) et de verres (sécurisés ou réflecteur de chaleur, anti-bruit). La pose de volets extérieurs en complément peut rassurer et permettre de limiter la chaleur en été. Les volets roulants solaires motorisés se généralisent.
Nous vous conseillons de vous attarder sur trois éléments de choix principaux : vos besoins (luminosité, aération…), l’orientation de la pièce, et les performances techniques de la fenêtre.
8. Faites appel à un professionnel !
L’installation de fenêtre est un achat important et complexe, tant dans le choix que la pose elle-même. Vous conditionnez les performances thermiques et phonique de votre habitat, ainsi que votre confort quotidien… L’idéal est de se faire accompagner d’un professionnel certifié RGE qui pourra vous guider et vous conseiller pour obtenir les meilleures performances durables. Cette certification RGE est d’ailleurs obligatoire pour bénéficier de MaPrimeRénov. N’hésitez pas à solliciter plusieurs devis d’artisans menuisier de votre région pour comparer.
Vous êtes perdus face à l’immensité de l’offre des fenêtres ? Dites-nous en plus et on vous trouve le meilleur menuisier près de chez-vous
De multiples abréviations, normes et codes régissent la classification des ouvrants :
- W/m²K : coefficient d'isolation thermique
- Le coefficient Uw (ou U windows) : quantifie la déperdition thermique de la fenêtre dans son ensemble (châssis + vitrage) et s'exprime en W/m²K. En 2025, visez Uw ≤ 1,3 W/m²K pour la rénovation et ≤ 0,8 W/m²K pour le neuf (RE2020).
- Le coefficient Ug (ou U glazing) : quantifie la déperdition thermique du vitrage seul (sans prendre en compte le châssis) et s'exprime en W/m²K.
- Le coefficient Rw : quantifie l'isolation phonique de la fenêtre et s'exprime en décibels (dB)
- Le classement AEV : la résistance des fenêtres à l'air, l'eau et le vent
A* = [Air] Détermine la perméabilité à l'air d'une fenêtre en m3/(h.m). Classé de 1 (mauvais) à 4 (meilleur)
E* = [Eau] Détermine la résistance à la pénétration de l'eau. La fenêtre est arrosée sous différents paliers de pression. Classé de 1A/B (mauvais) à 9A/B (meilleur) où A = Exposition totale de la fenêtre et B = Exposition partielle de la fenêtre
V* = [Vent] Détermine la résistance au vent selon 2 critères : la pression (la fenêtre ne doit pas s'ouvrir ou se briser sous la pression du vent) et la déformation de la fenêtre. Classé en pression de 1(mauvais) à 5 (meilleur) et en déformation de A (déformable) à C (peu déformable)
Bien entendu, tous les matériaux ne se valent pas en termes d'isolation. N'hésitez pas à lire aussi le comparatif des matériaux
Plusieurs classes d'isolation phonique existent pour vous protéger du bruit extérieur, par exemple de la circulation.
Les classes 2, 3 et 4 sont les plus usitées pour les ouvrants :
- Classe 2 : pour les rues résidentielles, passage moyen d'une douzaine de véhicules par heure, à une distance de 30 mètres environ du bâtiment, diminution de 30 à 34 dB
- Classe 3 : pour les rues résidentielles, passage moyen d'une centaine de véhicules par heure, à une distance de 30 mètres environ du bâtiment, diminution de 35 à 39 dB
- Classe 4 : pour les rues principales, passage supérieur à un millier de véhicules par heure, à une distance de 30 mètres environ du bâtiment, diminution de 40 à 44 dB
La classe maximale étant la 6 qui offre une isolation supérieure à 50 dB.
Le coefficient Rw est aussi utilisé pour indiquer l'isolation phonique en dB.
L'amélioration de l'insonorisation est aussi une bonne raison de changer ses fenêtres
Ce type de vitrage fait appel à deux phénomènes ; tout d'abord la photocatalyse (les rayons UV agissent sur le verre et entraînent l'oxydation des produits organiques qui s'y déposent), et ensuite l'hydrophilie (l'eau glisse sur le verre et évacue les impuretés). Cette technologie s'est considérablement améliorée avec une efficacité accrue. Ajouter cette option facilitera grandement l'entretien de vos fenêtres fenêtres.
Au-delà des incontournables labels CE (obligatoire) et NF, différents labels peuvent vous aider à choisir un prestataire ou un équipement.
- Le SNFA (Syndicat National de la Construction des Fenêtres, Façades et Activités Associées) et l’UFME (Union des Fabricants de Menuiseries Extérieures) se sont réunis pour créer le “Label Fenêtre” afin de valoriser la production “made in France” et garantir la qualité.
- Le label CSTBat quant à lui, garantit 10 ans la fabrication du produit et s’associe souvent au label Qualibat qui garantit la qualité du chantier et la compétence de la main d’œuvre.
- Pour votre sécurité le label A2P reconnaît la performance anti-effraction d’un vitrage.
- Acoterm et Cerkal garantissent l’isolation thermique et acoustique pour le premier et l’étanchéité pour le second.
- Et l’indispensable RGE qui vous ouvrira l’accès (sous conditions de ressources) aux aides financières !
Dans le cadre de rénovations visant à améliorer les performances énergétiques d'une habitation, vous pouvez solliciter différentes aides :
MaPrimeRénov' a totalement remplacé le CITE depuis 2021. Elle propose désormais deux parcours :
Parcours "par geste" :
- Ménages très modestes : jusqu'à 100€ par fenêtre
- Ménages modestes : jusqu'à 80€ par fenêtre
- Ménages intermédiaires : jusqu'à 40€ par fenêtre
- Ménages aux revenus supérieurs : non éligibles
Parcours "rénovation d'ampleur" :
- Aide jusqu'à 70% du coût des travaux pour les ménages très modestes
- Aide jusqu'à 60% du coût des travaux pour les ménages modestes
- Aide jusqu'à 45% du coût des travaux pour les ménages intermédiaires
- Accompagnement obligatoire par France Rénov'
- Gain énergétique minimum de 35% exigé
Conditions communes : logement de plus de 15 ans, Uw ≤ 1,3 W/m²K, installateur RGE, demande avant travaux.
L'Éco-PTZ peut aussi être sollicité et cumulable avec l'ensemble des aides (jusqu'à 7 000€ pour les fenêtres seules, jusqu'à 50 000€ en bouquet de travaux).
La TVA à 5,5% est maintenue pour les fenêtres (contre 20% pour les chaudières à gaz).
Les programmes « Habiter Mieux » de l'Anah qui peuvent, sous condition de revenus, vous aider dans l'amélioration et dans le gain énergétique de votre habitation. Ils s'adressent principalement aux revenus modestes et très modestes, ainsi qu'aux habitations dont les performances énergétiques sont faibles.
Autres dispositifs disponibles :
- Chèque énergie transformable en aide travaux
- Prêt avance rénovation pour financer le reste à charge
- Aides des collectivités locales variables selon les régions
- Dispositifs des caisses de retraite pour leurs adhérents
N'hésitez pas à vous rapprocher de vos collectivités locales qui, selon les régions, peuvent vous apporter un soutien supplémentaire.
Si vous êtes perdu dans tout ça, contactez un menuisier à proximité près de chez vous qui saura vous aider.